
Le problème:
Le Canada est confronté à une crise de santé mentale et de toxicomanie qui coûte près de 180 milliards de dollars par an, tandis que de nombreux traitements existants échouent auprès des patients — notamment les anciens combattants, les premiers intervenants et les personnes en soins palliatifs —, les laissant avec des options efficaces limitées. La thérapie assistée par la psilocybine, prescrite par un médecin, s’avère prometteuse en tant que traitement supervisé pour le TSPT, la dépendance et les soins de fin de vie, mais son accès reste entravé par le Programme d’accès spécial (PAS), qui impose aux médecins et aux patients des formalités administratives inutiles.
Dans plus de 200 cas, les tribunaux ont dû intervenir pour contraindre Santé Canada à accorder l’accès au traitement à la psilocybine recommandé, mettant en évidence des obstacles systémiques et un besoin évident de réforme. Il convient de noter que le précédent gouvernement conservateur avait proposé de mettre fin au PAS, le reconnaissant comme obsolète, bureaucratique et injuste pour les patients.
La thérapie assistée par la psilocybine (champignons magiques), lorsqu’elle est associée à un accompagnement psychologique et administrée sous la supervision de professionnels de santé qualifiés, offre un nouvel espoir aux personnes à la recherche d’options thérapeutiques efficaces:
- Aider les anciens combattants et les survivants de traumatismes à trouver un soulagement durable du TSPT et de la dépression.
- Soutenir la guérison de la dépendance grâce à des options thérapeutiques sûres, non addictives et efficaces.
- Offrir aux patients en soins palliatifs un soulagement et une dignité en tant qu'alternative bienveillante à l'aide médicale à mourir (AMM).
Le PAS actuel oblige les médecins et les patients à se débattre avec des formalités administratives inutiles.
L'opportunité:
La psilocybine, lorsqu'elle est utilisée en complément d'un accompagnement psychologique, a donné d'excellents résultats cliniques dans le traitement de troubles tels que le TSPT, la dépression et la dépendance. Elle est non toxique et ne crée pas de dépendance, offrant une alternative naturelle aux ISRS, et ne provoque pas de dépendance physique ni de symptômes de sevrage comme les opioïdes, la nicotine ou l'alcool.
Dans le cadre des soins de fin de vie prodigués avec compassion, la thérapie assistée par la psilocybine offre une option fondée sur des données probantes qui peut réduire la dépression, l’anxiété et la peur de la mort chez les patients en phase terminale, contribuant ainsi à favoriser un sentiment de paix, d’acceptation et de dignité. Parallèlement, les essais de phase 3 menés aux États-Unis touchent à leur fin, la FDA ayant laissé entendre qu’elle soutiendrait une éventuelle autorisation médicale.
Le projet de loi de Thomas propose que les médicaments contenant de la psilocybine et/ou de la psilocine soient soumis au le évaluation prioritaire des présentations de drogues de Santé Canada, ce qui permettrait de les faire passer par une procédure d'examen simplifiée. Environ 4 500 Canadiens se suicident chaque année ; la psilocybine a le potentiel de réduire considérablement ce nombre. Il est donc crucial que ces médicaments soient soumis au le évaluation prioritaire des présentations de drogues de Santé Canada le plus rapidement possible.
La solution du député Tochor:
- Simplifier l’accès des médecins à la thérapie à base de psilocybine par le biais d’une voie médicale réglementée, en remplacement du programme PAS, qui présente des lacunes.
- Réduire les frais juridiques, les retards judiciaires et la bureaucratie tout en donnant plus de moyens aux médecins et aux patients.
- Soutenir des soins de santé mentale innovants, fondés sur des preuves et empreints de compassion, qui permettent d’économiser l’argent des contribuables et de redonner espoir.
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